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lundi 6 juillet 2015

61,31% des grecs disent NON aux exigences des créanciers


Dimanche 5 Juillet 10 millions d'électeurs grecs ont tranché : 61,31% ont suivi l’appel de leur Premier ministre Alexis TSIPRAS et refusent les nouvelles réformes exigées par la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l’Eurogroupe du 25 Juin (notamment une hausse de la TVA et une réforme des retraites). La Grèce risque de se retrouver rapidement à court de liquidités, entraînant uns très probable sortie de la zone euro, un scénario catastrophe qui sera au cœur de plusieurs réunions de crise dans les prochains jours.


Il y a 9 jours Alexis TSIPRAS, opposé à toute forme d'austérité supplémentaire, a soudainement rompu les négociations avec ses partenaires européens et espère désormais revenir plus fort à la table des négociations. «Le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage, à la terreur et la menace », a écrit dimanche soir, Panos KAMMENOS, le dirigeant du petit parti des Grecs Indépendants (Anel) qui participe à la coalition gouvernementale de la gauche radicale Syriza.

Angela MERKEL et François HOLLANDE ont organisé un Eurogroupe qui doit se tenir mardi à Bruxelles et qui devrait permettre d'avoir un premier aperçu des conséquences de cette consultation.
Dans un communiqué diffusé dimanche après-midi, l’Elysée a déjà indiqué que «la Chancelière allemande Angela MERKEL et François HOLLANDE auront, lundi 6 Juillet au soir à l’Elysée, un entretien suivi d’un dîner de travail pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce.»


«Nous ne laisserons pas tomber les gens en Grèce» : c'est ce qu'a déclaré le président du Parlement européen Martin SCHULZ dimanche dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag, il n'exclue pas la possibilité d'accorder des prêts d'urgence à Athènes : «Peut-être que nous devrons accorder des crédits d'urgence à Athènes pour que les services publics continuent de fonctionner et que les gens dans le besoin reçoivent l'argent nécessaire pour survivre».

La BCE, la Commission européenne et le FMI, qui ont déjà versé plus de 230 milliards d’euros d’aide ou de prêts à la Grèce depuis 2010, risquent de suspendre toute autre forme de plan de sauvetage et risque de bloquer l’arrivée de nouvelles liquidités dans le pays.

Athènes, qui n’a déjà pas pu honorer sa dernière dette à l’égard du FMI (1,5 milliard d’euros le 30 Juin), ne pourra sans doute pas rembourser les 3,5 milliards d’euros qu’il doit à la BCE le 20 Juillet si les institutions européennes décidaient de ne plus aider la Grèce. Ce référendum pourrait donc entraîner un Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro, et donc à un retour à l’ancienne monnaie, la drachme, ce qui provoquerait une forte inflation des produits importés et donc une sévère baisse du pouvoir d’achat des Grecs déjà à la limite de l’asphyxie.
Outre ces difficultés économiques, un Grexit signerait un échec cinglant de la construction européenne aux yeux du monde et dégraderait les relations politiques entre la Grèce et ses partenaires européens.


Par Moncef MZABI

mercredi 1 juillet 2015

Crise grecque : Athènes n’a pas pu rembourser le FMI


La Grèce n’a pas pu honorer le remboursement de 1,5 milliard d’euros dû au Fonds monétaire international (FMI) qui a participé aux côtés des Européens aux deux plans de sauvetage du pays assortis d’une cure d’austérité drastique. Le pays s’enfonce donc encore un peu plus dans la crise, et devient ainsi le premier pays industrialisé à accumuler des arriérés de paiement vis-à-vis de l'institution.

La Grèce, qui est au bord de l’asphyxie financière, a été contrainte ce mardi 30 Juin de faire défaut sur sa dette vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) après avoir demandé, pour l’heure sans succès, une extension de l’aide financière européenne.
Athènes n’a désormais plus accès aux ressources financières du FMI qui, de son côté, essuie le plus grand défaut de son histoire.

Le porte-parole du FMI, Gerry RICE a indiqué dans un communiqué « Je confirme que le remboursement (…) dû au FMI par la Grèce aujourd’hui n’a pas été reçu », ce qui a pour conséquence directe de priver Athènes d’accès aux ressources financières du Fonds, et cela tant qu’elle n’aura pas apuré sa dette envers l’institution.
Christine LAGARDE, directrice générale du Fonds, a déclaré que cette fois-ci, la Grèce ne devrait pas bénéficier d'un autre délai de grâce, et tant qu’Athènes n’aura pas remboursé cet « arriéré », il n’aura pas accès aux 3,5 milliards d’euros de prêts restant à verser par le FMI à Athènes.
Parallèlement, le volet européen du plan d’aide à la Grèce a comme prévu pris fin, privant le pays de 16 milliards d’euros d’aide en tout genre (prêts, bénéfices sur les obligations détenues par la BCE, fonds pour les aides).



Le 20 Juillet prochain Athènes doit rembourser 3,5 milliards d’euros, en rachats d’obligations grecques à la Banque centrale européenne (BCE). Cela sera probablement impossible, ce qui forcera la BCE à fermer le robinet des «ELA», ces financements d’urgence des banques grecques. Or privé d’argent des institutions (FMI, UE, BCE) qui l’ont mis sous perfusion financière depuis 2010, la Grèce ne devra désormais plus sa survie financière qu’à l’aide d’urgence apportée à ses banques par la BCE. 

Le pays avait toutefois fait mardi une ultime demande au FMI pour obtenir in extremis un délai. Le conseil d’administration du Fonds en a été informé mardi et a commencé à l’étudier, mais rendra un avis ultérieurement. Le conseil d’administration se réunira «en temps utile», a précisé M. RICE, sans donner plus de détails. Le FMI peut en théorie reporter la date d’un remboursement dans la limite de trois à cinq ans à la demande d’un Etat membre, selon sa charte.

Athènes a fait parvenir mardi en début de soirée une liste de réformes qu’elle compte mettre en place en échange des prêts internationaux demandés, liste très proche de celle exigée depuis des mois par les créanciers du pays, et qui était en cours de finalisation. Une réunion a été planifiée mercredi par l’Eurogroupe afin d'examiner cette liste de réformes. Il s’agira du treizième Eurogroupe centré sur la Grèce depuis Février.

Il est à noter que cet incident de paiement constitue un sérieux revers pour la crédibilité du FMI, qui n’avait plus enregistré de défaut de paiement depuis 2001 avec le Zimbabwe et qui a accordé à la Grèce le plus grand prêt de son histoire. Le pays doit au total virer 5,4 milliards d’euros dans les caisses du Fonds cette année sur une dette totale de quelque 21 milliards d’euros. Le prochain paiement de 284 millions d’euros est dû pour le 1er Août.


Par Moncef MZABI

lundi 29 juin 2015

Crise en Grèce : Alexis TSIPRAS ferme les banques jusqu’au 6 Juillet


Suite au refus de l’extension de prêt validée par l’Eurogroupe le 27 Juin, les banques grecques manquent de liquidité.
Pour faire face à cette urgence, c'est à dire éviter que les établissements bancaires se retrouvent très rapidement «à sec» et que les capitaux grecs soient envoyés encore un peu plus à l’étranger, une mesure a été prise sous la forme d’un arrêté paru au journal officiel dans la nuit de Dimanche 28 Juin au soir : le premier ministre Alexis TSIPRAS a annoncé la fermeture des banques jusqu’au 6 Juillet et l’instauration du contrôle des capitaux.
A cet effet et jusqu’au 6 Juillet, le montant maximal que les Grecs pourront retirer quotidiennement de leur compte en banque est de 60 Euros. Seuls les touristes et toute personne possédant une carte de crédit émise dans un pays étranger ne sont pas concernés par ces mesures de limitation des retraits.

Cette mesure est la dernière en date après un week-end très agité au cours duquel Alexis TSIPRAS a annoncé la tenue d’un référendum le Dimanche 5 Juillet. L'objectif est de demander au Grecs de se prononcer pour ou contre les propositions des créanciers de la Grèce, décision qui a été très mal accueillie de la part des participants à L’Eurogroupe.

La porte des négociations reste toutefois ouverte : le FMI a souligné qu'il restait prêt à "apporter son aide" et le Premier ministre français Manuel VALLS a exhorté les Grecs à "revenir à la table des négociations".
Quant au président de la Commission Européenne, Jean-Claude JUNKER, il doit tenir une nouvelle conférence de presse en fin de matinée.


Par Moncef MZABI

lundi 22 juin 2015

Grèce : les propositions d'Athènes bien reçues, un sommet crucial se tiendra à Bruxelles


Crise grecque : Athènes va rendre sa copie à Bruxelles


Ce Lundi doit se tenir un sommet européen extraordinaire à Bruxelles pour éviter à la Grèce un défaut de paiement aux conséquences imprévisibles, quelques heures après la présentation par Athènes de nouvelles propositions à ses créanciers qui y voient une bonne base pour faire des progrès au sommet de la zone euro.

Pour le moment aucun détail n'a été fourni sur le contenu de ces propositions faites par Athènes pour obtenir le déboursement rapide de 7,2 milliards d'euros - promis de longue date - et qui doit lui permettre d'éviter à la fin du mois un défaut de paiement.

Le Premier ministre grec Alexis TSIPRAS rencontrera le président de la Commission européenne, Jean-Claude JUNCKER, la directrice générale du FMI, Christine LAGARDE, le président de la BCE, Mario DRAGHI, et le chef de l'Eurogroupe, Jeroen DIJSSELBLOEM avant le sommet prévu.
Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), puis les dirigeants des 19 pays qui ont l'euro comme monnaie commune se réuniront ensuite pour éviter au pays ce scénario catastrophe et permette un dénouement devenu urgent.



Si aucune décision n'est prise sur le déboursement d'une tranche de prêts de 7,2 milliards d'euros, Athènes, à court d'argent, risque de ne pas pouvoir honorer le 30 Juin un remboursement de 1,5 milliard d'euros au FMI, un scénario aux conséquences imprévisibles.

L'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro est désormais évoquée ouvertement et la précipitation des retraits des épargnants au cours des derniers jours renforce les craintes pour le système bancaire grec malgré le fait qu'il soit soutenu par le financement d'urgence de la Banque centrale européenne (BCE) qui se réunit de nouveau Lundi matin afin de faire face à de nouveaux retraits massifs attendus.

Alors que rien n'avait filtré officiellement dimanche du contenu des propositions grecques, le Premier ministre italien Matteo RENZI avait estimé que toutes les conditions "étaient réunies" pour un accord "gagnant-gagnant".

Le ministre du Budget Dimitris MARDAS a annoncé à la télévision publique ERT que les salaires et les retraites pourraient être payés fin Juin, mais sans s'engager sur le remboursement au Fonds monétaire international (FMI), et beaucoup estiment que ni le versement au FMI ni les dépenses intérieures ne pourraient être assurés.

Le ministre d'Etat Alekos FLAMBOURARIS a déclaré que le gouvernement grec est prêt à des ajustements comme l'accélération des suppressions de préretraites et la baisse de l'un des seuils de taxation des entreprises, mais il a également souligné que la Grèce restera inflexible sur plusieurs points : "rétablissement du droit du travail, pas de baisse des salaires et des retraites, plan stratégique exhaustif sur le problème de la dette".

Le Premier Ministre espère l'aboutissement à "une solution définitive" plutôt que provisoire avec déboursement partiel d'argent, cela permettrait à la Grèce de passer le cap du 30 Juin et une extension du plan d'aide suite à d'autres négociations laborieuses.

Des manifestations contre l'austérité et en soutien à la Grèce se sont tenues dans plusieurs villes européennes ce week-end, et à Athènes au moins 7.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées en fin de journée devant le parlement pour dire leur refus de nouvelles mesures de rigueur et soutenir le gouvernement.


Par Moncef MZABI

vendredi 19 juin 2015

Comment la Grèce en est-elle arrivée là ? Quelques éléments de réponse pour comprendre la crise de la dette européenne


Les causes de la crise

Le Premier Ministre Georges PAPANDREOU découvre un déficit de 12,9% et une dette publique équivalente à 115% du PIB en arrivant au pouvoir en Octobre 2009, situation catastrophique due à ses prédécesseurs qui ont triché durant de nombreuses années en déclarant un déficit bien en-deçà de la réalité, résultat d'une fraude fiscale massive, d'une économie souterraine qui représente un cinquième du PIB, et de dépenses publiques bien supérieures aux moyens de l'Etat.

Les Grecs descendent dans la rue : pris à la gorge par les dettes, et la Banque centrale européenne (gardienne de la zone euro) demandant des efforts budgétaires aux Européens qui ne parviennent pas à régler la crise "en interne", le Fonds monétaire international (FMI) est appelé à la rescousse en 2010 pour apporter son expertise dans la négociation d'un plan de redressement : déblocage d'une aide financière de 110 milliards sur trois ans en contrepartie de l'application d'un plan d'austérité drastique pour réduire le déficit public de 30 milliards d'euros à l'horizon 2014.
Le pouvoir exécutif s'engage alors à ramener son déficit public à 8,7% pour fin 2010.

Malgré ce plan d'austérité drastique (qui inclue une réforme des retraites, des coupes aux salaires des fonctionnaires, une hausse de la TVA, et une lutte contre l'évasion fiscale) qui a réduit le déficit de cinq points en 2010 à 10,5% du PIB, la Grèce ne parvient toujours pas à convaincre qu'elle est sur la voie du rétablissement budgétaire et le FMI exige qu'Athènes adopte de nouvelles mesures d'austérité (privatisation à hauteur de 50 milliards d'euros d'ici 2015) avant d'accorder une nouvelle tranche de prêt de 12 milliards d'euros en Juillet.

Les plans d'aide à la Grèce

Le 2 Mai 2010, l'Union Européenne et le FMI donnent leur accord pour un plan de sauvetage commun s'élevant à un montant total de 110 milliards d'euros sur 3 ans, un montant sans précédent dans le monde qui doit permettre à la Grèce de faire face à ses obligations.
Dès la première année, la Grèce perçoit 45 milliards d'euros de prêts. En contrepartie, Athènes doit adopter un plan de rigueur drastique aux conséquences très lourdes pour la population car il prévoit notamment la suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique et une nouvelle hausse d'un à deux points de la TVA (21% actuellement) ce qui représente des économies de 30 milliards d'euros visant à ramener le déficit public de la Grèce sous les 3% du produit intérieur brut (PIB) d'ici à la fin 2014.

Le 3 Juin 2011 Athènes obtient un feu vert conditionnel au versement début Juillet d'une nouvelle tranche de prêts sur l'enveloppe de 110 milliards d'euros décidée. Le 2 juillet les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert au versement de 8,7 milliards d'euros pour l'aider à rembourser sa dette à partir de mi-Juillet. Le déblocage d'une nouvelle tranche doit être à l'ordre du jour dès Septembre. En contrepartie, le gouvernement socialiste grec doit renforcer l'austérité et accélérer les privatisations. Il prévoit 6,4 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2011 et 22 milliards d'ici 2015. Sans compter un programme de privatisations de l'ordre de 50 milliards.

La Grèce se voit également promettre une nouvelle aide financière de la zone euro. Le montant de ce nouveau plan n'a pas encore été fixé, il viendra s'ajouter au 110 milliards. Si le chiffre de 60 milliards a été à de nombreuses reprises évoqué, il pourrait être de 100 milliards. Tout l'enjeu du sommet de Bruxelles est de s'accorder sur ce nouveau plan d'aide. 

Dans un rapport annuel sur la zone euro publié récemment, le FMI a sévèrement critiqué la gestion de la crise par les dirigeants européens, pointant du doigt l'absence de plan d'action cohérent pour la suite, et ses possibles conséquences désastreuses pour l'économie mondiale.

Quels scénarios pour une sortie de crise ?

Plusieurs scénarios sont plus ou moins applicables pour la Grèce qui doit rembourser de 80 à 90 milliards d'euros à ses créanciers :
  • le rééchelonnement des remboursements propose aux créanciers privés d'échanger les obligations d'Etat grecques en circulation contre des obligations à maturité rallongées de sept ans,
  • le renouvellement des prêts, connu également sous le nom de processus de "rollover" ou "processus de Vienne", consiste pour les créanciers qui le souhaitent à maintenir leurs engagements,
  • le refinancement consiste à faire de nouveau appel à des fonds du FMI, au Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) ou à des prêts bilatéraux pour couvrir les besoins de la Grèce en échange d'engagements stricts d'Athènes,
  • le rachat de la dette : les pays de la zone euro pourraient prêter de l'argent à la Grèce, via le FESF pour lui permettre de racheter une partie de sa dette sur les marchés en profitant des prix très bas,
  • la sortie de la zone euro qui pourrait entraîner d'autres pays fragiles dans son sillage, solution défendue notamment par certains économistes américains,
  • la taxe bancaire, idées suggérée par Paris, qui aurait l'avantage de faire participer le secteur privé au deuxième plan d'aide à la Grèce sans entraîner un "défaut" de paiement, mais les banques voient d'un très mauvais œil toute nouvelle taxe.

Parmi tous ces scénarios envisagés, le défaut de la dette reste la crainte absolue en raison de son effet contagieux : les marchés financiers parient sur une telle conclusion, misant sur l'incapacité de la Grèce à rembourser l'intégralité de sa dette de plus de 350 milliards d'euros et sur une nécessaire restructuration.

Faut-il craindre une contagion à d'autre pays de la zone euro ?

La zone euro veut impérativement stopper l'hémorragie : en effet, une faillite de la Grèce menacerait l'Union européenne toute entière et l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie sont déjà dans le collimateur.

Selon Dexia AM, les besoins de financements cumulés de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande se chiffrent à 201 milliards d'euros. La plupart des analystes craignent l'effet en chaîne d'un défaut de paiement de la Grèce et le compare à un krach équivalant à celui de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Cette contagion pourrait se faire via les banques les plus exposées à la dette grecque et à celle des autres pays européens.

Depuis le début de la crise grecque, l'Allemagne joue à contre-courant en Europe, traînant des pieds dans la mise en place de nouveaux outils communautaires pour venir en aide à Athènes : elle condamne les dérives grecques et pousse le pays à remplir ses obligations. 
L'Allemagne s'est toutefois mise d'accord avec la France pour dégager une "position commune" sur le sauvetage de la Grèce.


Par Moncef MZABI